Exposé: la laïcité

 

Introduction: Qu’est-ce-que c’est la laïcité?

Définition: nom féminin qui signifie la neutralité et l’indépendance de l’État par rapport à la religion. Autre définition: ( en France ) principe de séparation de la société civile et de la société religieuse. Exemple: la laïcité de l’enseignement. Ou encore: principe qui veut que, dans certains pays, on sépare l’Église de l’État.

Sujet: La laïcité à l’école.

Aspects historiques de la notion de laïcité.

Aucune date précise ne peut être attribuée à l’apparition du concept. C’est la succession de dispositions juridiques relayées par des courants de pensée qui a, petit à petit, façonné la laïcité et lui a donné son sens. C’est une longue évolution primitive s’achevant par les traductions concrètes de la notion à la fin du XIXème siècle. La loi du 28 mars 1882 impose l’obligation scolaire pour les enfants des deux sexes, de six à treize ans. Elle décide également la neutralité de l’école publique et l’abandon de l’éducation religieuse ( qui peut-être donnée le jeudi, jour de repos, en dehors de l’école ). Dans les programmes scolaires, l’enseignement du catéchisme est remplacé par celui d’une morale laïque basée sur les valeurs universelles de respect des autres et de soi-même, des droits et des devoirs du citoyen, défenseur de la République.Ce n’est que le 30 octobre 1886 que la loi exige un personnel enseignant entièrement laïque. A la suite du rapport de la Commission sur l’application du principe de laïcité dans la République, le Président de la République s’est prononcé le 17 décembre 2003 en faveur d’une loi interdisant le port de signes religieux « ostensibles » à l’école.

La loi:

La loi du 15 mars 2004 encadrant, en application du principe de laïcité, le port de signes ou de tenues manifestant une appartenance religieuse dans les écoles, collèges et lycées publics s’applique depuis la rentrée scolaire 2004. Cette loi, caractérisée par sa brièveté et adoptée au terme d’un large débat de société, fixe que « le port de signes ou tenues par lesquels les élèves manifestent ostensiblement une appartenance religieuse» sera interdit dans les écoles, les collèges et les lycées publics en France.

Laïcité à l’école : les règles

Voile, kippa, croix… La loi du 15 mars 2004 sur la laïcité à l’école interdit aux élèves certaines tenues et signes d’appartenance religieuse. La loi sur la laïcité à l’école interdit les signes et des tenues dont le port conduit à faire immédiatement reconnaître une appartenance religieuse. C’est le cas, par exemple, du voile islamique, de la kippa ou d’une croix de dimensions manifestement excessives. Les signes religieux discrets sont tolérés. La loi n’interdit pas les signes religieux discrets, comme une petite croix présentée comme un bijou. Les accessoires et les tenues qui sont portés communément par des élèves en dehors de toute signification religieuse (bandana, casquette…) sont également autorisés, à moins que le règlement intérieur de l’école, du collège ou du lycée ne les interdise.

Un homme politique de la 3 République, qui peut être considéré comme le père fondateur de L’école publique, laïque et obligatoire: Jules Ferry. ( ci-dessous )

Laïcité et respect des consciences.

Tour à tour ministre de l’instruction publique, président du Conseil et ministre des Affaires étrangères de la 3 République, Jules Ferry ( 1832 – 1893 ) a clairement indiqué ses priorités: « Je me suis fait un serment; entre toutes les nécessités du temps présent, entre tous les problèmes, j’en choisirai un auquel je consacrerai tout ce que j’ai d’intelligence, tout ce que j’ai d’âme, de coeur, de puissance physique et morale: c’est le problème de l’éducation du peuple. » Ailleurs il écrit:  « Le premier devoir du législateur qui institue l’école neutre, notre premier devoir à tous, le devoir du ministre et du gouvernement qui feront appliquer cette loi sera d’assurer, de la manière la plus scrupuleuse et la plus sincère, la neutralité de l’école. Si, par conséquent, un instituteur public s’oubliait assez pour instituer dans son école un enseignement hostile aux croyances religieuses de qui que ce soit, il serait aussi rapidement et aussi sévèrement réprimé que s’il avait commis le délit de battre ses élèves. »